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L’ostéopathie après une commotion cérébrale

 

Lors d’un traumatisme violent, le corps est victime d’une onde de choc faisant pénétrer à l’intérieur de celui-ci une grande quantité d’énergie. Si son intensité est trop élevée il s’ensuivra des dégâts importants au niveau de certaines structures ou organes. L’intérêt de l’ostéopathie est donc d’examiner et de relâcher chaque tissu qui serait en restriction de mobilité.

 

La définition médicale d’une commotion cérébrale est un trouble soudain et rapidement résolutif du fonctionnement du cerveau, secondaire à un traumatisme crânien ou tout impact sur le corps, transmettant à l’encéphale des contraintes d’inertie importantes.

La consultation médicale

 

Il est obligatoire de consulter son médecin neurologue ou neurochirurgien. Ce dernier va appliquer un examen de santé complet et pratiquer des tests neurocognitifs afin de déterminer les effets de la commotion sur le cerveau.

Il est important d’établir un plan d’attaque personnalisé pour que le patient puisse reprendre progressivement ses activités.

Des étapes vont se présenter avant de reprendre une quelconque activité sportive. La première et la plus importante, un repos physique et intellectuel complet de 48h après le traumatisme. Le joueur peut présenter encore de nombreux symptômes, nommés ci dessus.

Ensuite il pourra reprendre le sport de manière assez douce par un travail aérobie (vélo, piscine, marche). Après un temps déterminé par le corps médical il reprendra l’entrainement physique normalsans contact puis avec contact et enfin un retour à la compétition.

90% des commotions ne sont pas suivies d’un KO et sont donc mal prises en compte. Le médecin peut vous alerter sur le syndrome du second impact. Le cerveau, après un choc, reste fragile quelques heures voire plusieurs jours après l’impact, et un second choc peut être fatal. Sans compter les effets cumulatifs sur le long terme, et les maladies dégénérescentes qu’ils peuvent entraîner.

 

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Protocole de traitement ostéopathique

 

Lors d’un choc direct, celui ci est d’abord amorti par la peau, les fascias et le panicule adipeux. Lorsqu’il survient sur une zone peu protégée comme le crâne, la zone tissulaire d’amortissement est nettement réduite. Il va donc d’autant plus s’imprimer sur les fascias et constituer un point de fixation au départ d’un processus lésionale.

L’ostéopathe doit rechercher avec beaucoup de minutie ces “marques de points d’impact car ils sont souvent la clé du traitement.

Un protocole ostéopathique de traitement suivant trois grandes étapes peut permettre au praticien de prendre en charge la souffrance et le malaise du patient ayant subi un tel traumatisme. Les techniques employées sont de natures lentes et douces nommées tissulaires et crâniennes.

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Rétablir une homéostasie extra et endocrânienne plus fonctionnelle

Il est nécessaire de normaliser les dysfonctions ostéopathique intervertébrales survenues dans le choc, notamment au niveau des thoraciques hautes (T1-T4), de la charnière occipito-cervicale (C7-T1) et de la jonction Occiput- Atlas -Axis (C0-C1-C2).

Ces trois zones en dysfonctions perturbent l’homéostasie des tissus intracrâniens par leur relations vasculaire, ganglionnaire et musculo-squelettique.

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Rétablir le lien neurologique des fonctions adaptatives cérébrales et neurovégétatives

Au niveau crânien, le temporal et le sphénoïde, deux os latéraux, sont en relation étroite avec un réseau vasculaire, ganglionnaire et nerveux.

En effet les os composant le crâne s’articulent par le biais de sutures et permettent une adaptation du contenu au contenant.

Des micro mobilités sont alors perçus par l’ostéopathe permettant ainsi de travailler toute la zone et de redonner une mobilité crânienne physiologique.

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Relancer la dynamique endocrânienne fluidique

L’ostéopathe travaille sur cette dynamique endocrânienne grâce au M.R.P. (Mouvement Respiratoire Primaire) qui correspond à un rythme spontané et involontaire présent dans le corps.

Ce mécanisme fonctionne grâce à la combinaison de cinq éléments à la fois distincts et mêlés les uns aux autres.

Il s’agit de la motilité du SNC (système nerveux central), de la mobilité des os du crâne, de l’action des membranes de tensions réciproques (MTR), de la fluctuation du LCR (liquide céphalo-rachidien) et de la mobilité du sacrum entre les iliaques.

Philippe Druelle DO

Chaque cas de commotion cérébrale est unique. Nous devons examiner la surface de contact avec un choc direct et les répercussions à distance dans tout le corps. Les progrès apparaitront quand un certain nombre de mécanismes seront remis en fonction, recommenceront à interagir ensembles.[/quotes]

L’intérêt de cet article est de vous montrer combien il est important de rester attentif aux contraintes qu’impose la commotion cérébrale. C’est un accident fréquent qu’il faut prendre au sérieux ! Concilier une visite chez le neurologue et l’ostéopathe vous permet de faire un point sur votre cas clinique, se soigner de la meilleur des manières et aussi de vous protéger pour la suite.